baptême

                                  Le premier sacrement de l'initiation chrétienne est le baptême. Il est « la porte des sacrements ». C'est par lui que le croyant entre dans l'Alliance et commence à en vivre. Jésus déclare que le baptême est une nouvelle naissance, par laquelle on entre dans le royaume de Dieu : « personne, déclare-t-il à Nicodème, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jn 3, 5). Le concile Vatican II exprime cette nécessité du baptême : «Appuyé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition, il enseigne que cette Église en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est médiateur et voie de salut : or, il nous devient présent en son Corps qui est l'Église; et en nous enseignant expressément la nécessité de la foi et du baptême, c'est la nécessité de l'Église elle même, dans laquelle les hommes entrent par la porte du baptême, qu'il nous a confirmée en même temps ». En grec, baptême signifie plongée. Par le baptême le chrétien est plongé dans le mystère du Christ mort et ressuscité. « Ne le savez-vous donc pas, demande saint Paul dans sa lettre aux Romains : nous tous, qui avons été baptisés [plongés] en Jésus Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés [plongés].Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts. Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne » (Rm 6, 35). Même si le baptême des petits enfants s'est généralisé, surtout lorsque l'ensemble de la société est devenue chrétienne, l'Église, dès les premiers siècles, gardait en mémoire la parole de Jésus sur la nécessité de « naître de l'eau et de l'Esprit » (Jn 3,5) pour entrer dans le royaume de Dieu. Elle a ainsi compris que les enfants ne devaient pas être privés du baptême : que tout enfant en danger de mort devait être baptisé « dans la foi de l'Église », professée en particulier par les parents et les parrains. Pour cette raison l'Église demande que les parrains soient des garants de la foi et des chrétiens exemplaires. C'est dans ces perspectives que les parents se doivent d'entrer en relation avec leur curé afin de demander le sacrement pour leur enfant et d'y être dûment préparés. A travers sa doctrine et sa pratique, l'Église a manifesté ne pas connaître d'autre moyen, en dehors du baptême, pour assurer aux enfants l'accès à la béatitude éternelle : pour cela, qu'on se garde donc de négliger la mission reçue du Seigneur de faire "renaître de l'eau et de l'Esprit" tous ceux qui peuvent être baptisés. Quant aux enfants morts sans baptême, l'Église ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu, comme elle le fait dans le rite des obsèques prévu pour eux. Parrain et marraine tiennent souvent une place importante dans l'esprit des familles. Leur présence témoigne de la part que doit prendre dans le baptême, au delà des parents, la communauté chrétienne, plus large que la famille, dans laquelle le baptême fait officiellement entrer. Ils sont invités à se soucier, en même temps que les parents, de l'éducation chrétienne de leur filleul(e). Ils peuvent même être amenés, en certains cas, à remplacer les parents dans cette tâche. L'incorporation au Christ et à l'Église, c'est-à-dire au peuple de Dieu sauvé, constitue l'aspect dominant du baptême. 
                       
 Deux conditions s'imposent de toute façon: 1. La personne qui baptise, doit avoir l'intention de faire "ce que l'église fait au moment du baptême"; 2. Pour le baptême il faut prendre de l'eau sans additifs et la verser sur la tête du baptisé(e) en disant "je te baptise au nom du Père, du Fils et du Sait Esprit". Plus tard, après l'accueil du baptisé dans la communauté paroissiale et l'onction avec l'huile "Saint-chrême", le baptême sera inscrit dans le registre des baptêmes comme une cérémonie supplée. S'il existe un doute quelconque sur la validité du baptême "privé", il faudra mieux refaire tout baptême, mais cette fois-ci "sous condition". Le sacrement du baptême peut être reçu à tous les âges de la vie. C'est un choix qui demande réflexion, surtout à notre époque où les repères traditionnels ont souvent disparu. Pour les adultes qui désirent se préparer au baptême, il existe le catéchuménat diocésain. Dans l'Église occidentale on baptise traditionnellement déjà les petits enfants. Il ne faut surtout pas oublier, que l'enfant sera obligé de porter tout au long de sa vie, le prénom qu'on lui donnera.
                      Il faudrait donc éviter, dans le choix de ce prénom, une trop grande influence de la mode et de la TV. Mais pourquoi ne pas choisir, comme le propose toujours la tradition chrétienne, au moins l'un des prénoms en l'honneur d'un Saint ou d'une Sainte qui aussi intercédera davantage pour votre enfant auprès de Dieu? Dès que vous prévoyez de faire baptiser un enfant, prenez contact avec la paroisse au moins un mois avant la date souhaitée (la fiche d'inscription est disponible à l'église). Cependant, la date définitive ne sera fixée qu'en accord avec le curé. Pour cela, vous êtes invités à parler d'abord au prêtre qui vous aidera dans votre cheminement. Au nouveau baptisé, l'Église donne une suite de rendez-vous, pour la catéchèse, pour les sacrements, pour l'assemblée des chrétiens le dimanche, pour le comportement du chrétien dans la vie.
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